
Avocats d'extradition aux Émirats Arabes Unis
Les Émirats Arabes Unis ont considérablement élargi leur réseau d’extradition ces dernières années, notamment sous la pression de partenaires occidentaux dans des affaires de criminalité financière à fort enjeu. Malgré l’image d’un refuge sûr qui leur est parfois attribuée, les EAU représentent aujourd’hui une juridiction d’un risque croissant pour les personnes recherchées par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni. Nos avocats analysent ce risque en détail.

Extradition vers les Émirats Arabes Unis : défense juridique spécialisée
Les Émirats Arabes Unis sont l’un des rares pays du Moyen-Orient à maintenir une coopération internationale active en matière policière et judiciaire. Les EAU ont conclu des traités bilatéraux d’extradition avec plusieurs dizaines d’États et collaborent étroitement avec Interpol. Parallèlement, le système de justice pénale émirien diffère significativement des standards européens, ce qui ouvre d’importantes possibilités de défense.
Cadre juridique de l’extradition aux EAU
- Loi fédérale n° 39 des EAU (1985) sur l’entraide judiciaire internationale en matière pénale ;
- Traités bilatéraux d’extradition — avec le Royaume-Uni, la France, l’Inde, la Chine, les États-Unis et d’autres pays ;
- Convention arabe pour la répression du terrorisme (1998) ;
- Accords d’entraide judiciaire (MLA) ;
- Convention de l’ONU contre la corruption (UNCAC) et Convention de l’ONU contre la criminalité transnationale organisée.
Spécificités du système judiciaire des EAU
- Dualisme juridique : charia et droit civil — aux EAU coexistent le droit islamique et le droit civil ; pour certaines catégories d’infractions, les normes de la charia s’appliquent et influencent significativement la nature des peines ;
- Peine de mort et châtiments corporels — certaines infractions (trafic de stupéfiants, viol aggravé, homicide) peuvent être punies de mort ou de châtiments corporels, ce qui constitue un motif de refus d’extradition de la part de la plupart des États européens en l’absence de garanties diplomatiques ;
- Accès limité à l’avocat — dans les premiers jours suivant l’arrestation, l’accès au défenseur peut être restreint ou différé ;
- Politique antidrogue sévère — même de faibles quantités de stupéfiants peuvent entraîner de longues peines d’emprisonnement ;
- Restrictions à la liberté d’expression — la critique publique des autorités peut faire l’objet de poursuites pénales.
Motifs de refus d’extradition vers les EAU
- Risque de peine de mort — si l’infraction peut être punie de mort aux EAU, la plupart des États de l’UE refuseront l’extradition sans garanties écrites de non-application de la peine capitale ;
- Risque de torture ou de traitements inhumains — article 3 de la CEDH ;
- Risque de procès inéquitable — des organisations internationales ont exprimé leurs préoccupations concernant les garanties d’un procès équitable aux EAU ;
- Absence de traité d’extradition ;
- Absence de double incrimination ;
- Principe ne bis in idem ;
- Prescription.
Comment nos avocats peuvent vous aider
- Analyse des traités applicables entre les EAU et le pays de résidence ;
- Évaluation des risques — peine de mort, torture, conditions de détention ;
- Contestation de la demande d’extradition pour motifs de droits de l’homme ;
- Demande de garanties diplomatiques contre la peine de mort ;
- Contestation de la notice rouge Interpol auprès de la CCF ;
- Coordination avec des avocats locaux aux EAU ;
- Représentation devant les tribunaux et le ministère de la Justice.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le « piège de Dubaï » ?
Plusieurs personnes ont été arrêtées dans les aéroports de Dubaï lors d’escales, sur la base d’une notice rouge Interpol ou à la demande de pays tiers. Si vous risquez une telle arrestation, évitez les escales aux EAU.
Quelle est la durée de la procédure ?
De quelques mois à plusieurs années selon le pays de résidence et la complexité de l’affaire.
Contactez-nous
Si vous faites face à une extradition vers les EAU ou risquez d’être arrêté aux EAU, contactez immédiatement les avocats de Collegium of International Lawyers. Consultations d’urgence disponibles 24h/24 : +357 96 447475. Email : [email protected].
Les EAU et Interpol : interaction et risques
Les EAU utilisent activement les mécanismes d’Interpol pour localiser et arrêter provisoirement des personnes recherchées par d’autres pays. Des cas bien documentés montrent que les EAU peuvent devenir un « piège de transit » — des personnes arrêtées dans les aéroports de Dubaï lors d’escales sur la base d’une notice rouge active ou d’une demande bilatérale. Il est important de comprendre que les EAU exécutent les demandes d’autres États, même si leur propre appréciation juridique des faits peut différer.
S’il existe des raisons de penser qu’une notice active d’Interpol ou une demande bilatérale est en cours contre une personne, il convient d’éviter le transit par les aéroports des EAU. Nos avocats peuvent vérifier le statut de la notice par des canaux officiels et initier sa contestation avant tout voyage.
Le « piège de Dubaï » : comment l’éviter
Le terme « piège de Dubaï » décrit des situations où des personnes en transit par les EAU sont arrêtées de manière inattendue — même si elles n’avaient pas l’intention de rester dans le pays. Cela se produit lorsqu’il existe une notice rouge ou bleue active d’Interpol, lorsque l’État requérant a envoyé une demande bilatérale aux EAU, ou lorsqu’il existe un mandat d’arrêt émis par un pays avec lequel les EAU ont un traité d’extradition.
Pour éviter l’arrestation, il est indispensable de vérifier à l’avance le statut de toute notice Interpol ou mandat international. Collegium of International Lawyers peut effectuer cette vérification et, si nécessaire, contester la notice auprès de la CCF.
Extradition depuis les EAU vers des pays tiers
Si le client se trouve aux EAU et risque l’extradition vers un pays tiers, la stratégie de défense diffère considérablement. Les EAU exécutent activement les demandes des États avec lesquels ils ont des traités bilatéraux. Il est impossible d’invoquer la CEDH aux EAU, le pays n’étant pas membre du Conseil de l’Europe. La défense peut s’articuler via les tribunaux locaux, les voies diplomatiques et les organisations internationales de défense des droits de l’homme, et dans certaines circonstances, par une demande de statut de réfugié auprès du HCR.
Contactez-nous
Si vous faites face à une extradition vers ou depuis les EAU, ou risquez d’être arrêté en transit par les EAU, n’attendez pas. Chaque heure compte. Les avocats de Collegium of International Lawyers sont disponibles 24h/24 : +357 96 447475. Email : [email protected].





